Les colles de l’Ecole

de Alain Boissinot et Luc Ferry, ed. Robert Laffont, 21,50€

Quelques siècles avant Jésus-Christ, à Athènes, assisté par un esclave pédagogue, un enfant apprend à tracer les lettres, sa tablette sur les genoux. Trois millénaires plus tard, la tablette est connectée, les salles de classe se sont multipliées. Mais l’école a-t-elle vraiment changé? Enseigner, initier, guider l’élève dans le monde du savoir… Au fil d’un dialogue passionné, Alain Boissinot et Luc Ferry racontent l’extraordinaire histoire de cet effort engagé depuis l’Antiquité.
Cette belle aventure, c’est celle du système éducatif mais aussi celle des idées – pédagogiques, politiques, philosophiques – qui l’ont façonné. Comment enseignait-on autrefois ? Qui a inventé l’école ? Comment a-t-elle évolué? En déroulant le fil chronologique, les auteurs nous font assister à tous les grands débats qui ont animé l’enseignement, telles les querelles récurrentes entre foi et raison, entre Eglise et Etat…
Le collégien du XXIe siècle n’est pas si différent du jeune Grec qui commentait Homère, et certaines méthodes antiques sont d’une surprenante actualité. Où va-t-elle aujourd’hui, cette école que l’on dit en crise, confrontée aux incivilités et à l’illettrisme ? Quel avenir pour les enseignants ? Quels savoirs privilégier ? Le nouvel équilibre, nous suggèrent les auteurs, n’est-il pas précisément à chercher dans les leçons de l’histoire et peut-être, aussi, dans un surcroît d’humanité ?

de Emanuelle Vaillant, ed. Lattes , 18€

L’école va mal, il faut la réformer… Cette rengaine envahit depuis des années tous les débats sur l’éducation en France. Or, loin des discours dominants sur la déliquescence scolaire, des milliers d’enseignants et de chefs d’établissements imaginent, expérimentent et renouvellent leurs manières de faire classe, de donner envie aux élèves d’apprendre, de les évaluer et les faire progresser sans rien perdre de leurs exigences.
Pendant près de deux ans, l’auteur a réalisé un tour de France des initiatives qui se mettent en place dans des établissements ordinaires de l’Education nationale. Cette enquête est une plongée dans une trentaine d’établissements publics, écoles primaires, collèges et lycées, à la campagne, en banlieue ou dans les centres villes, pour raconter très concrètement ce qui s’invente, sans bruit, dans le quotidien des classes.
Méthodes, modes d’évaluation, espaces scolaires, alliances avec les acteurs éducatif : il se passe quelque chose à l’école et on ne le sait pas, ou si peu. A rebours des controverses idéologiques, du pessimisme et des clichés sur le  » mammouth  » , cette enquête s’appuie sur des initiatives concrètes qui ont fait leurs preuves avec les élèves et témoignent de la vivacité de  » l’école d’en bas  » , là où s’invente demain.

de Eric Debarbieux, ed. Armand Colin, 15,90€

Sans être l’horreur absolue que le  » school bashing  » habituel décrit, l’école française n’est pas non plus l’école  » bienveillante  » que méritent tous ceux qui y travaillent, élèves comme personnels. Rumeurs et intox, désinformation organisée ou non ont dressé une représentation de l’école et de ses personnels particulièrement négative. Dans cet essai très personnel, né de plusieurs colères, Eric Debarbieux dénonce avec un humour ravageur et sans langue de bois la méconnaissance des réalités concrètes vécues dans les établissements scolaires.
A partir d’enquêtes inédites, ce sont les paroles des principaux intéressés, autant celles des élèves que des professionnels de l’école, qu’il nous donne à entendre. Déconstruire les discours des  » faussaires  » mais aussi proposer : Eric Debarbieux affirme la nécessité du respect pour les élèves ET pour les personnels de l’école, une  » bienveillance  » pour laquelle ni les uns ni les autres ne sont des  » crétins  » selon le titre d’un ouvrage célèbre.
Toutes les questions cruciales sont abordées : punition et exclusion, inégalités et laïcité, formation des personnels, conflits destructeurs entre adultes, sécurité, radicalisation, climat scolaire et sentiment d’appartenance, bureaucratie, gouvernance et stratégies de changement

de Colectif ed. Bartillat, 15€

En 15 ans, l’enquête PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) de l’OCDE est devenue la référence mondiale dans le domaine de l’évaluation de la qualité et de l’équité des systèmes d’éducation. Outil précieux, elle permet aux gouvernements et aux professionnels de l’éducation de s’inspirer de politiques et de pratiques internationales efficaces, qui peuvent ensuite être adaptées à un échelon local.
Pour la première fois en France dans un livre sont publiées les analyses approfondies de PISA relatives au système éducatif français. Un des enjeux les plus importants concerne les écarts grandissants entre les élèves les plus brillants, issus pour la plupart des milieux favorisés et ceux en grande difficulté scolaire, appartenant quant à eux aux milieux les plus défavorisés. Les propositions de l’OCDE en la matière peuvent guider les décideurs et les éducateurs dans leurs missions respectives.
En outre, l’un des prochains défis du nouveau ministre de l’Education nationale sera d’activer les bons leviers afin de rendre le système éducatif français plus performant et plus inclusif et de faire ainsi remonter la France, dont le rang stagne depuis plusieurs années, dans les classements PISA.

de Bernard Ravet, ed. Kero, 16,90€

Quinze années durant, Bernard Ravet s’est tu. Parce que son statut de principal de collège le lui imposait le devoir de réserve du fonctionnaire. Parce que, dans les collèges de ZEP classés « Violence » qu’il dirigeait, les journées étaient rythmées par une alternance du grave et de l’urgent qui ne laissaient pas une seconde à l’introspection. Mais aussi pour ne pas craquer. Aujourd’hui à la retraite, il s’est décidé à parler.
A raconter sa vie, qui est celle de tout le personnel envoyé dans ces établissements ghetto. La violence. La montée du religieux. Les familles au mieux absentes, au pire fracassées. L’hypocrisie et le clientélisme des politiques. L’immense solitude des personnels de direction et des enseignants qui ressentent un profond sentiment d’abandon par leur hiérarchie. Une vie qui tient de celle du commissaire de police, du directeur d’ONG pédagogique et, de plus en plus, face à la montée du religieux, d’imam de la république.
Avec, pourtant, chevillée au corps, la conviction qu’il est encore possible d’agir pour que des élèves otages de leur environnement échappent à cette fatalité.

de Jean-noel Robert ed. Belles Lettres, 17€

La démagogie et l’hypocrisie sont les deux mamelles de la déséducation nationale. C’est peu de dire que l’école se porte mal. Elle constitue la principale caisse de résonance d’un malaise qui la dépasse et qui gangrène la société. Elle souffre surtout d’une entreprise de destruction massive orchestrée par une administration ministérielle aux mains d’idéologues pédagogistes qui ne sont pas seulement de naïfs Trissotins.
L’auteur de ce petit livre a supporté, non sans peine, pendant plus de quarante ans, les affres de cette  » décérébration  » programmée. Il a eu la chance d’exercer parallèlement dans le secondaire et dans le supérieur et s’est trouvé confronté à nombre de maux qui ont aujourd’hui engendré la débâcle de notre école : la succession des réformes, la complexité des programmes, les aberrations de l’orientation, les atteintes répétées contre la laïcité…
Une vision à la fois personnelle et élargie, simplement nourrie d’une expérience et d’un bon sens qu’exigent la pratique du  » terrain  » et surtout l’amour du métier.

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