No viande

Le processus d’industrialisation, couplé désormais avec celui de mondialisation économique (et donc de guerre entre pays, entre firmes) , a entrainé toutes ces dérives et tous ces scandales sanitaires.

Afin de revenir à la raison et de se préserver , plusieurs pistes sont pourtant développées aujourd’hui : retour à une production locale, biologique et de taille humaine, baisse de la consommation de viande dont l’apport en protéines n’est pas plus élevé finalement que d’autres fruits, légumes et végétaux, régionalisation (ou départementalisation) des abattoirs qui sont désormais laissés entre les mains des sociétés privées … les pistes de travail sont nombreuses et demandent la volonté des pouvoirs publics ainsi que le recadrage (voir les sanctions) à l’encontre des industriels qui se comporteraient comme des voyous.

L'alimentation en otage de José Bové et Gilles Luneau, ed. Autrement
L’alimentation en otage de José Bové et Gilles Luneau, ed. Autrement

Dans l’ombre de la finance et du profit à court terme, une poignée de multinationales aux pouvoirs tentaculaires ont mis la main sur tous les échelons du système agroalimentaire mondial. De la graine plantée en terre à la grande distribution, des OGM à la sélection génétique animale, du négoce à la transformation, rien ne leur échappe.

Les ressources s’épuisent, les inégalités se creusent, le paysan est dépossédé de son métier, le consommateur berné. Une seule réponse possible face à la superpuissance industrielle mondialisée : exercer chacun et ensemble, en toute conscience, le droit de choisir ce que nous mangeons.

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Omerta sur la viande... - Un témoin parle de Pierre Hinard ed. Grasset, 17 €
Omerta sur la viande… – Un témoin parle de Pierre Hinard ed. Grasset, 17 €

Pierre Hinard est un cas unique. Eleveur et fils d’éleveurs à une époque où les traditions d’élevage,d’abattage et de consommation n’étaient pas encore devenues industrielles. Près de Châteaubriant, il choie et engraisse aujourd’hui une trentaine de vaches, des Salers élevées à l’herbe et soignées aux huiles essentielles. Un puriste. Ancien créateur de marchés bio à Paris, bien avant la mode, ingénieur agronome, il a longtemps voulu croire que la qualité et l’excellence pouvaient trouver leur chemin jusqu’aux rayons viande de la grande distribution.

Un jour, il est arrivé dans une importante société d’abattage et de découpe de Loire-Atlantique qui travaillait pour Auchan, Flunch, Mc Do, William Saurin, Lustucru tout le bottin de l’agro-alimentaire ou presque. Un parcours exceptionnel et très spécialisé, des vertes prairies normandes aux steaks hachés en barquettes, via le monde secret des abattoirs. Chez Castel Viandes, Pierre Hinard découvre les dessous pas très propres des « usines à viandes » : des asticots dans la viande hachée, des pièces congelées, décongelées, recongelées, des analyses faussées, des dates truquées, du sang déversé dans les champs.
Face aux manquements répétés, des services vétérinaires absents ou corrompus et des pouvoirs publics pour le moins distraits… Et en bout de chaîne, des consommateurs lésés, méprisés… et trop souvent malades. Quand il lance l’alerte, Pierre Hinard est licencié sur le champ et cinq ans plus tard rien n’a vraiment changé. Il n’est jamais bon d’avoir raison seul contre tous. Il décide aujourd’hui de raconter de l’intérieur les dérives d’un système qui méprise le paysan et le consommateur pour ne servir que les intérêts d’une minorité sans honneur ni conscience.

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Bon appétit ! - Quand l'industrie de la viande nous mène en barquette de Anne de Loisy ed. Presses de la Cité, 19,50€
Bon appétit ! – Quand l’industrie de la viande nous mène en barquette de Anne de Loisy ed. Presses de la Cité, 19,50€

Depuis la crise de la vache folle, notre pays se targue d’avoir une des meilleures viandes au monde et d’être à la pointe de la sécurité alimentaire. Le message des industriels de la viande se veut clair et rassurant : « La viande est tracée et contrôlée de la fourche à la fourchette. » Les Français peuvent savourer en paix… Et cela tombe bien, chacun d’entre eux consomme en moyenne 92 kg de viande par an. L’envers du décor est beaucoup moins idyllique. Depuis quelques années, plusieurs rapports des inspecteurs vétérinaires européens, de la Direction générale de l’Alimentation (DGAL) ou encore de la Cour des comptes tirent la sonnette d’alarme. Abattoirs non conformes, matières fécales visibles sur les carcasses, manque de prélèvements, détournement de la loi au profit de l’abattage halal et casher plus économique, remballe, baisse du nombre de vétérinaires d’Etat, absence de sanctions… Pendant un an, Anne de Loisy a interviewé les acteurs-clés de la filière. Son enquête met au jour les conséquences de ce manque d’hygiène et de contrôles : des intoxications alimentaires qui touchent plus particulièrement les jeunes enfants et les personnes âgées.

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Bidoche - L'industrie de la viande menace le monde de Fabrice Nicolino ed. Actes sud, 9,50€
Bidoche – L’industrie de la viande menace le monde de Fabrice Nicolino ed. Actes sud, 9,50€

Comment des animaux sont-ils devenus des morceaux, des choses, des marchandises ? Pourquoi destechniciens inventent-ils dans le plus grand secret des méthodes pour « fabriquer » de la « matière » à partir d’êtres vivants et sensibles ? Comment peut-on accepter la barbarie de l’élevage industriel ? Pourquoi laisse-t-on la consommation effrénée de ce produit plein d’antibiotiques et d’hormones menacer la santé humaine, détruire les forêts tropicales, aggraver la famine et la crise climatique ? L’industrie de la viande menace le monde, et personne ne semble s’en préoccuper. En s’appuyant sur de nombreuses études ainsi que sur les témoignages d’éleveurs, d’ouvriers d’abattoirs ou de responsables de grandes firmes internationales, Fabrice Nicolino détaille le fonctionnement de cet univers mal connu et dresse un bilan alarmant. Une enquête coup de poing qui fera considérer d’un autre oeil le poulet rôti ou le rosbif du dimanche midi !

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No steak d'Aymeric Caron ed. J'ai lu, 7,60€
No steak d’Aymeric Caron ed. J’ai lu, 7,60€

Bientôt, nous ne mangerons plus de viande. Nous cesserons de tuer des êtres vivants – 60 milliards d’animaux chaque année – pour nous nourrir. En effet, en 2050, nous serons près de 10 milliards, et nos ressources en terres et en eau seront insuffisantes pour que le régime carné continue à progresser. Mais au-delà des raisons économiques et écologiques, la science tend à prouver que, contrairement à ce que nous avons longtemps cru, les animaux exploités sont des êtres sensibles, intelligents et sociaux.
Dès lors, avons-nous encore le droit de les manger ? Pourquoi les chats et les chiens ont-ils un palace qui leur est dédié au Canada alors qu’en Chine ils peuvent finir au fond d’une casserole ? Pourquoi avons-nous choisi de consommer en priorité cochons, poulets et boeufs ? Comment ces animaux sont-ils produits ? Les végétariens vivent-ils plus longtemps que les carnivores ? Comment peut-on remplacer les protéines animales ? Aymeric Caron a mené l’enquête pour décrire, avec verve et humour, tous les aspects de notre étrange rapport à la viande.

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