3 Coups de coeur « bd d’auteurs »

La gigantesque barbe du mal
La gigantesque barbe du mal de Stephen Collins ed. Cambourakis, 28€.

Sur l’île d’ICI, l’ordre est le maître mot : des visages aux haies soigneusement taillées, jamais rien ne dépasse, jusqu’au jour où Dave, l’un de ses impeccables habitants, se retrouve affublé d’une incontrôlable barbe qui ne cesse de grandir, grandir jusqu’à passer la porte de sa maison, entraver la circulation, causer mille et un incidents, grippant ainsi la mécanique sociale parfaitement huilée que le gouvernement, appuyé par les médias de masse, tente de maintenir par tous les moyens

Un certain professeur Darren Black va bientôt s’emparer du phénomène pour lancer une nouvelle idéologie, apologie du désordre. Un premier roman graphique d’une grande originalité, tant du point de vue du dessin que de l’inspiration scénaristique. Mélancolique, burlesque et poétique, La gigantesque barbe du mal , merveilleuse fable dans la droite lignée d’un Roald Dahl, a été saluée outre-Manche par une critique unanimement enthousiaste.

Une superbe BD absurde, sur une société complètement aseptisée.
Un homme à la vie routinière et proprette a le malheur, un jour, d’avoir UN poil de barbe. L’annonce d’une déchéance …

 

Ici
Ici de Richard Mcguire ed. Gallimard, 29€

Une fenêtre s’ouvre, en 1989. Dans le salon, un vieil homme s’esclaffe. En 1430, un loup dévore sa proie. 1907. La maison se construit sur des fondations solides. 1609. Deux jeunes Indiens flirtent dans le bois. 2313. Zone en cours de dénucléarisation. Retour en 1989. Le vieil homme tombe, inerte. Dans l’angle d’une pièce ordinaire, les existences affleurent, s’entrechoquent, se font étrangement écho. De génération en génération, les événements anecdotiques comme les plus déterminants se voilent d’éphémère, avant d’être précipités dans l’oubli. En métaphore de la mémoire et de la vie, Ici confine à une perception inédite, puissante et presque magique du temps qui passe.

Ce très bel ouvrage très graphique, avec peu de narration nous montre un même espace à différentes époques qui se succèdent et se superposent. Un livre à admirer !

Vaincus mais vivants
Vaincus mais vivants de Maximilien Le Roy ed. Le lombard, 17,95€

Chili 1973. Carmen Castillo et son mari font partie du cercle des proches du Président Allende. Suite au coup d’état du Général Pinochet, ils décident d’entrer en résistance. Installée aujourd’hui en France, elle a fait le récit à Maximilien Le Roy de son histoire, une histoire de clandestinité, d’angoisse, de torture, de loyauté sans faille,… Une histoire de vaincus. Une histoire de héros.

Une BD au récit poignant sur la dictature au Chili. Historique et
émouvant

 

 

 

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